Quels sont les tradition réunionnaise ?

La culture, la tradition et l’artisanat réunionnais sont diversifiés, utilisant des produits locaux et des savoir-faire transmis de génération en génération. La plupart des techniques n’ont pas changé depuis des décennies.

Que savez-vous de la culture réunionnaise ?

La culture réunionnaise : La musique et la danse

La musique réunionnaise repose sur deux styles originaux profondément ancrés dans la culture de l’île : Le maloya et le séga.

Le séga est une musique d’esclaves afro-malgaches et était, à l’origine, jouée en secret. Aujourd’hui, cette musique s’enrichit de diverses influences et peut se marier avec d’autres styles musicaux comme le rock ou le reggae. Plus européen que le Maloya par ses rythmes et ses instruments, le Sega est la danse de toutes les fêtes.

Le Maloya est un mélange de danse, de chant et de musique et est né de la volonté des esclaves afro-malgaches des plantations de sucre de dire la peine et le désir de révolte. Son nom vient du terme maloy aho, qui signifie « parler en malgache ». Depuis 2009, le Maloya a l’honneur de figurer sur la très sélective liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Le Maloya a une longue histoire et se transmettait de génération en génération, principalement pour honorer les ancêtres ; il s’est ensuite mêlé à d’autres influences et s’est étendu à toute la population de l’île. Autrefois, il s’agissait d’un simple dialogue entre un soliste et un chœur, accompagné de percussionnistes.

Puis les textes et la musique ont trouvé des influences dans d’autres styles et arts tels que la poésie, le slam, le reggae et même la musique électronique. Ainsi, djembés, synthétiseurs et tambours s’ajoutent aux instruments traditionnels : le roulèr (grosse caisse), le kayamb (hochet plat fabriqué à partir de roseaux de canne à sucre et rempli de graines de canna), le pikèr (cylindre de bambou que l’on bat avec deux bâtons), le sati (boîte métallique que l’on bat avec deux bâtons) et le triangle.

Le Maloya s’entend également lors des séances de Moringue, un sport de combat traditionnel très chorégraphié (assez proche de la Capoeira brésilienne) qui, tout comme le Séga, est sorti de l’ombre après avoir été pratiqué pendant des décennies par les esclaves et inconnu des maîtres.

La Réunion compte aujourd’hui des centaines de groupes et une discographie importante. Certains artistes sont reconnus internationalement : Danyel Waro, Davy Sicard, Salem Tradition, Granmoun Lélé, Meddy Gerville, Ziskakan, Baster, René Lacaille, Nathalie Natiembé, Zong, Pat’Jaune.

Randonnée sur le piton de la fournaise

La culture réunionnaise : Gastronomie

La cuisine et la nourriture en général sont très importantes pour les Réunionnais car elles sont l’occasion de se retrouver en famille ou de passer du temps entre amis.

Se promener le long des plages et dans les hauteurs (Forêt du Maïdo, Bébour-Bélouve etc…) vous donnera un aperçu de l’essence de ce qu’est la tradition à La Réunion. Un grand pique-nique en famille, entre amis et parfois même avec de parfaits inconnus qui passaient par là et ont été invités à se joindre à la fête.

Les Réunionnais transmettent leur amour et leur tolérance à travers la nourriture car la gastronomie locale est à l’image de sa population, un heureux mariage de cultures. En effet, prenez la culture française comme base, puis ajoutez-y des épices indiennes, des herbes et produits locaux et malgaches, et la façon chinoise de combiner les saveurs et vous obtiendrez un repas créole…

De l’entrée au dessert, l’empreinte du mélange culturel est partout. A la Réunion, l’entrée est souvent composée de Samoussas (petits samossas indiens), de Bonbon piments (croquettes épicées probablement pakistanaises), de Bouchons (boulettes chinoises) et pour boire, divers sodas et alcools tels que le whisky, le Martini etc, mais aussi une boisson locale : Punch, un mélange de jus de fruits et de rhum.

Les entrées sont souvent composées d’une salade, la plus emblématique étant la salade de palmiste, d’un gratin de légumes (chouchou ou citrouille) selon une recette classique française ou d’achards (crudités marinées aux épices originaires d’Inde) accompagnés de boudin noir.

Ensuite, le plat principal est généralement composé de riz, de céréales (haricots, généralement rouges, larges ou blancs ou lentilles), de Carri (un plat de viande, de poisson ou d’œufs cuit dans une sauce à base de tomates, avec des épices (piment, gingembre, curcuma, thym), des oignons et de l’ail) et de Rougail (les fruits et les légumes sont finement coupés ou écrasés avec un pilon, puis mélangés avec du piment, du sel, de l’oignon et de l’huile). Les brèdes, un plat d’accompagnement, sont des feuilles et des tiges de plantes (chouchou, mafane, etc.) cuites avec du gingembre, de l’oignon, de l’ail et des piments.

Pour terminer le repas, des fromages locaux (Mont Bebour, fromage de type brie, Takamaka, fromage de chèvre, etc.), des gâteaux comme le gâteau patate ou le gâteau Ti’son (gâteau à la farine de maïs) et des fruits. En guise de digestif, un rhum arrangé est indispensable. Il s’agit de fruits et d’herbes macérés dans du rhum.

Montagne avec beaucoup de végétation sur l'île de la Réunion

La culture réunionnaise : Artisanat

L’artisanat réunionnais est diversifié, utilisant des produits locaux et des savoir-faire transmis de génération en génération. La plupart des techniques n’ont pas changé depuis des décennies.

Les huiles essentielles (géranium, vétiver…) sont distillées et ont des utilisations diverses. Elles sont utilisées dans les parfums (l’huile de géranium est utilisée pour Paco de Paco Rabanne par exemple), les huiles de bain, les parfums d’intérieur, les médicaments, et même dans l’alimentation pour certaines d’entre elles pour des saveurs uniques.

Alors que le géranium est distillé sur les hauteurs de Saint Paul en Petite France, le vétiver est distillé dans le Sud, autour de Saint Joseph. Certaines distilleries peuvent être visitées pour en savoir plus sur les techniques et les huiles.

Le tissage se fait avec les feuilles de vacoa (Pandanus) et d’autres arbres du bord de mer pour fabriquer des sacs, des paniers, des chapeaux et d’autres articles. Le vacoa pousse sur la côte sud de l’île. Saint Philippe est réputé pour ce type de tissage et certains magasins proposent de voir comment il est réalisé. Le tissage peut aussi être fait à partir de Choca, une sorte d’agave comme l’Aloe Vera. L’entre-deux est l’endroit où vous pouvez visiter des ateliers.

La carapace de tortue est également un artisanat assez unique. Cet art est voué à disparaître car l’achat de carapaces est désormais interdit et les artisans doivent donc travailler avec les carapaces produites par La ferme Corail à Saint Leu (aujourd’hui Kelonia) avant 1984.

À Cilaos, les Jours de Cilaos sont une broderie unique en son genre, réalisée en retirant des fils d’une certaine manière dans un morceau de tissu pour « dessiner » des motifs tels que des fleurs ou des formes géométriques.

De nombreux autres objets artisanaux peuvent être découverts à travers l’île, des sculptures en coquillages de noix de coco, des bijoux en roches volcaniques, etc.

Vu sur le sommet du piton des neiges

La culture réunionnaise : La langue

Au début de l’histoire de l’île, lorsque le peuplement a commencé, des personnes d’origines différentes ont dû inventer une langue pour communiquer.

L’île appartenant à la France, le français serait les racines de cette nouvelle langue. S’y ajoutent des mots issus des langues maternelles des autres peuples comme le malgache ou le tamoul par exemple. Ainsi est né le créole réunionnais.

Pratiqué quotidiennement par la grande majorité de la population, il est encore en pleine évolution. Il est cependant compris par le nouvel arrivant français … à condition de bien l’écouter !

Cette langue, très visuelle dans ses expressions et doucement « chantante », est largement parlée par la population locale quelle que soit son origine.

Cette langue qui est restée parlée pendant des siècles et qui varie légèrement de A à B au sein de l’île, est désormais enseignée dans les écoles.

Les experts veulent fixer des règles de grammaire et d’orthographe, mais cela reste controversé car il n’existe pas de transcription écrite officielle. Elle est utilisée dans les contes traditionnels et le fonnkèr (poésie), qui connaît un certain renouveau.

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